Ma découverte de l'IA et du vibe coding


Depuis quelques années, l'IA suscite un véritable engouement. Elle occupe désormais une place importante dans notre société et est omniprésente dans les médias comme sur les réseaux sociaux.

Pour mieux comprendre ce phénomène, je me suis dit : pourquoi ne pas me former à cette technologie ? Cet apprentissage me permettrait de mieux comprendre son fonctionnement, mais aussi de découvrir concrètement les possibilités qu'elle offre dans notre quotidien.

 Pourquoi je me suis lancé dans le vibe coding?

À force de regarder des vidéos sur les réseaux sociaux, j'ai voulu en avoir le cœur net et comprendre par moi-même le fonctionnement de l'intelligence artificielle. C'est cette curiosité qui m'a progressivement amené à découvrir le vibe coding et à vouloir l'expérimenter concrètement.Mais une question s'est rapidement posée : par où commencer lorsqu'on n'y connaît rien ?

Aujourd'hui, plusieurs acteurs technologiques majeurs développent et proposent des outils d'intelligence artificielle. Parmi eux, on peut notamment citer OpenAI et Anthropic.

Je ne me souviens plus précisément par quel outil j'ai commencé, mais finalement, ce n'est pas le plus important. J'ai surtout pris le temps d'en tester plusieurs afin de découvrir leurs possibilités et de mieux comprendre leur fonctionnement.

Après ces essais, je me suis finalement tourné vers OpenAI. Ce choix ne vient pas d'un rejet d'Anthropic, mais simplement du fait que je me suis senti plus à l'aise avec l'environnement proposé par OpenAI.

 La page blanche du débutant

Lorsqu'on débute, le plus difficile est souvent de savoir par où commencer. On se retrouve un peu comme devant une page blanche : les possibilités semblent nombreuses, mais on ne sait pas encore quelle direction prendre.

J'ai regardé énormément de vidéos sur YouTube et TikTok. Peu à peu, j'ai eu l'impression qu'un nouvel univers s'ouvrait à moi. Pourtant, en regardant certains créateurs, tout semblait déjà acquis : ils maîtrisaient les outils, savaient quoi faire et donnaient parfois l'impression que tout était simple.

Je les appellerai les « influenceurs du rêve facile ». Ce sont ces créateurs qui, en une vidéo, donnent l'impression qu'un simple prompt suffit pour créer une application en moins d'une heure et commencer à gagner de l'argent facilement.

À les regarder, tout paraît simple, rapide et accessible. Mais lorsqu'on débute réellement, on découvre vite que la réalité est beaucoup plus complexe.

Une fois devant l'interface, de nouvelles questions sont apparues. Comment fonctionne-t-elle ? Quelle langue dois-je utiliser ? L'IA comprendra-t-elle ma façon de m'exprimer et mon raisonnement ? Sera-t-elle capable de comprendre ce que j'ai en tête, même si je ne parviens pas toujours à l'expliquer clairement ?

Ma première expérience avec le vibe coding

Ma première véritable expérience avec le vibe coding a été la création de ce que j'appelais au départ une « application ». En réalité, il s'agissait d'un Actor Apify : un programme automatisé dont le but était de collecter et de traiter des données provenant de différents sites web.

Au départ, je ne maîtrisais pas le vocabulaire technique. Pour moi, je créais simplement une application capable de récupérer des informations automatiquement.

Ce n'est qu'en avançant dans le projet que j'ai commencé à comprendre ce qu'était réellement un Actor, comment il fonctionnait et tout ce qui se cachait derrière sa création.

Faire comprendre une idée à une machine

Cette expérience m'a amené à réfléchir à une question plus profonde. Dans un univers où une machine est capable de résoudre certains problèmes, comment lui faire comprendre notre pensée en tant qu'être humain ?

Nous avons des idées, des intentions et une manière de raisonner qui nous sont propres, tandis que l'IA reste un système informatique. Tout l'enjeu consiste donc à apprendre à lui transmettre clairement ce que nous avons en tête.

Il existe, selon moi, une difficulté fondamentale : comment travailler avec un système qui semble comprendre sans comprendre comme nous ?

Une IA est capable d'analyser nos phrases, de produire du texte et de résoudre certains problèmes, mais elle ne lit, n'écrit et ne raisonne pas de la même manière qu'un être humain.

C'est là que réside une partie de la difficulté : apprendre à communiquer avec une machine capable de produire des réponses très élaborées tout en gardant à l'esprit que sa manière de traiter nos demandes reste différente de la nôtre.

Quand la mémoire ne suffit pas

L'un des problèmes que j'ai rencontrés avec les différentes IA concerne la continuité et la compréhension du contexte.

Une information peut être enregistrée, une règle peut avoir été définie dans une Skill et, malgré cela, l'IA peut parfois reprendre une ancienne idée que nous avions abandonnée ou ne pas appliquer une décision qui semblerait évidente à un humain connaissant l'historique du projet.

Cette situation peut être déroutante lorsqu'on débute. On peut penser que, puisque tout a été enregistré, l'IA devrait naturellement savoir pourquoi une décision a été prise et en tenir compte.

Pourtant, il faut parfois lui rappeler le contexte, reformuler certaines décisions ou lui préciser qu'une ancienne piste ne doit plus être suivie.

J'ai ainsi commencé à comprendre qu'enregistrer une information et comprendre son importance dans l'ensemble d'un projet sont deux choses différentes.

Une Skill, une mémoire ou un historique peuvent fournir des informations à l'IA, mais cela ne garantit pas qu'elle les interprétera toujours comme un être humain le ferait.

L'IA peut parfois proposer des solutions auxquelles je n'aurais moi-même pas pensé. Elle peut prendre certaines initiatives, anticiper des difficultés ou proposer une autre manière d'aborder un problème.

J'ai également été surpris par sa rapidité d'analyse. Dans mon cas, elle peut par exemple comparer plusieurs concurrents en peu de temps, faire ressortir leurs différences et mettre en évidence des éléments que je n'aurais pas forcément remarqués seul, voire ouvrir de nouvelles pistes d'analyse.

C'est ce qui rend l'expérience intéressante : à certains moments, il faut lui rappeler une décision qui nous paraît évidente, alors qu'à d'autres, elle est capable de proposer une piste que nous n'avions même pas envisagée.

 L'importance de donner une direction

Lorsque j'ai l'impression que l'IA tourne en rond, je n'hésite pas à le lui faire remarquer ou à préciser davantage ce que j'attends d'elle.

J'ai constaté que la manière dont je formule mes demandes influence fortement la direction que prend la conversation.

Dans mon expérience, l'IA a souvent tendance à poursuivre la direction que je lui donne. Cela peut être utile, mais également devenir un piège : si mon raisonnement de départ est mauvais, je ne veux pas qu'elle se contente de m'accompagner dans mon erreur.

J'ai donc commencé à lui donner des directives dès le départ : remettre en question mes idées lorsque cela est nécessaire, signaler les incohérences et ne pas simplement approuver mes choix.

Une question reste toutefois ouverte : jusqu'à quel point ces directives influencent-elles réellement son comportement sur la durée ?

 Un guide face aux problèmes techniques

L'IA m'a également été utile lorsque je me suis retrouvé perdu entre plusieurs logiciels, sans comprendre pourquoi quelque chose ne fonctionnait pas.

Il m'est arrivé de chercher longtemps l'origine d'un problème avant de découvrir que la solution était finalement assez simple. Dans ces situations, l'IA m'a guidé étape par étape et m'a amené à utiliser des commandes que je ne connaissais pas ou que je n'avais jamais utilisées auparavant.


Au-delà de la résolution du problème, j'ai ainsi commencé à découvrir progressivement des outils et des notions techniques qui m'étaient jusque-là étrangers.

C'est aussi de cette manière que j'ai appris : non pas en connaissant tout dès le départ, mais en rencontrant des problèmes, en cherchant à comprendre leur origine et en découvrant progressivement les outils nécessaires pour les résoudre.

 Continuer à apprendre

Rien n'est jamais totalement acquis dans la vie. Le monde évolue en permanence, et les technologies avec lui.

Ce que nous apprenons aujourd'hui peut évoluer demain, nous obligeant à nous adapter, à remettre en question certaines certitudes et à continuer d'apprendre.


Mon expérience avec l'IA m'a justement fait prendre conscience de cette réalité : il ne s'agit pas nécessairement de tout maîtriser, mais d'apprendre à évoluer avec des outils qui, eux-mêmes, ne cessent de changer.

En conclusion

Je ne pense pas que le monde virtuel soit simplement destiné à supplanter l'être humain. L'IA et les technologies qui l'accompagnent sont avant tout des outils que nous construisons et que nous apprenons à utiliser.

L'enjeu est de créer un écosystème dans lequel la technologie complète nos capacités plutôt que de chercher systématiquement à les remplacer.

La véritable question n'est peut-être donc pas de savoir si la machine prendra un jour la place de l'être humain, mais plutôt de déterminer comment nous souhaitons vivre et évoluer avec elle.

Utilisée avec discernement, l'intelligence artificielle peut nous aider à apprendre, à créer et à résoudre des problèmes. Mais la direction que nous lui donnons reste essentielle.

Construire un monde meilleur avec l'IA dépendra finalement autant des capacités de la technologie que de la manière dont nous, êtres humains, déciderons de l'utiliser.

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